[Black History Month] 5 reines africaines qui vont t’inspirer

Besoin d’une dose d’inspiration?

Je laisse faire ces 5 reines qui ont définitivement de belles histoires à raconter. Ce sont des modèles de force et de courage que je vous laisse découvrir.

Quand on parle de reines africaines dans Mon Afrique dans le Monde

 

Abla Pokou (Côte d’Ivoire)

Abla Pokou, reine africaine inspirante

Crédit: Naforo_Ba

Abla Pokou, tous les ivoiriens la connaissent. C’est une icône dans le pays. Une histoire que l’on raconte à tous les enfants. Ils faut dire qu’elle est à la naissance de l’un des peuples les plus importants de la Côte d’Ivoire.

Au 17e siècle, Abla Pokou est en fuite avec sa suite. Elle est perçue comme une menace par son oncle Itsa qui veut asseoir son pouvoir dans le royaume Ashanti. Après des jours et des nuits de marche, le fleuve Comoé, qui sépare le Ghana de la Côte d’Ivoire, bloque le passage aux fugitifs. Abla Pokou voit le désespoir de ses serviteurs et se tourne vers le devin de sa suite. Elle lui demande : dis-nous ce que le génie de ce fleuve veut pour nous laisser passer. Le devin lui répond : « ce que nous avons de plus cher, nos fils». Abla Pokou n’accepte pas que tous les fils de sa suite soient sacrifiés. Elle décide donc d’offrir son fils. C’est seulement après son sacrifice que le fleuve se calme et laisse passer la reine et ses serviteurs. A la fin de la traversée, Abla Pokou finit par crier: « Baou-li » qui signifie « l’enfant est mort ». D’où le nom du groupe ethnique ivoirien, Baoulé.

Leçon à retenir:

A moi, l’histoire d’Abla Pokou me fait me rendre compte que les responsabilités exigent des sacrifices. Mais une fois qu’on les fait, un destin plus grand nous attend.

Yaa Asantewa (Ghana)

Yaa Asantewaa, reine africaine inspirante

On reste dans le même cadre, c’est-à-dire le royaume Ashanti. Faut comprendre que le royaume Ashanti est un ensemble de différents états ayant à leur tête chacun un roi, aidé dans sa tâche par une reine mère. Et notre reine Yaa Asantewa était la reine mère de l’état d’Ejisu connu pour être le gardien du Sika Dwa Kofi considéré comme l’âme du royaume Ashanti. Nous sommes en 1896 quand les britanniques déportent le nouvel empereur du royaume Ashanti, Prempeh 1 aux Seychelles. Après ces évènements, le gouverneur britannique se permet de réclamer le Sika Dwa Kofi. Sûrement pour ébranler le royaume. Une réunion est alors organisée entre les différents membres du gouvernement. Mais devant les désaccords et les hésitations, Yaa Asantewa se lève et dit un discours qui restera dans l’histoire. Elle dit entre autres : « Si vous les hommes d’Ashanti ne voulez pas aller au front, alors nous le ferons. Nous les femmes le ferons. J’en appelle à mes concitoyennes. Nous nous battrons contre les hommes blancs. Nous nous battrons jusqu’à ce que la dernière d’entre nous tombe sur les champs de bataille. » Ce discours a réussi à motiver les hommes jusqu’à la libération de l’empereur. Grâce à la reine, les britannique sont restés cloîtrés dans leur fort de Kumasi pendant des mois. Mais surtout elle a garanti la survie de l’Ashanti en gardant le Sika Dwa Kofi.

Leçon à retenir:

Yaa Asantewa est définitivement un modèle de courage pour nous. Grâce à notre courage, nous pouvons sauver toute une tradition.

Yennenga (Burkina Faso)

Yennenga, reine africaine inspirante

Black Feelings

On reste toujours dans les environs, en Afrique de l’Ouest. Yennenga est la fille du Roi Nedega qui dirige le peuple Dagomba et Mamproussi. Yennenga adore les animaux particulièrement le cheval. A son époque, monter un cheval est réservé aux hommes. Mais elle s’en fout de tous ces trucs. Avec la permission de son père, Yennenga devient une des meilleures cavalières du royaume, une guerrière hors du commun et est promu chef de guerre de l’armée de son père.

Je vous arrête tout de suite. Yennenga est loin d’être un garçon manqué. Je dirai que c’est une amazone super sexy. Elle était tellement belle et forte et courageuse que son père trouvait qu’aucun homme ne la méritait. Il refusait toutes les demandes en mariage même de ceux que Yennenga voulait bien épouser. Du coup, elle s’est enfuie. Après plusieurs heures de galop, elle arrive dans la région des Boussanés, découvre une case et demande l’hospitalité du propriétaire de la maison, un jeune homme nommé Rialé. Ils passent la nuit ensemble et ce n’est que le lendemain que M.Rialé se rend compte que c’est une femme. Il prétend que c’est parce qu’il n’avait jamais vu de femme à cheval. Ok, on va le croire. Bref, ils discutent et se rendent compte qu’ils sont tous deux des fugitifs de la pression royale. Oui, Rialé est aussi de descendance princière. Bien plus tard, ils ont un fils qu’ils nomment Ouedraogo qui veut dire « cheval mâle ». A sa majorité, Yennenga l’envoie vers son grand-père pour lui donner de ses nouvelles et prendre des siennes. Ouedraogo est bien acceuilli par son grand-père Nedega qui le couvre de présents. Quand Ouedraogo retourne chez ses parents, il revient avec des présents et des guerriers ». Et c’est la rencontre des Dagomba et des Boussanés qui a donné naissance au peuple Mossi, l’un des plus importants du Burkina Faso.

Leçon à retenir:

Yennenga ne voulait à la base que sa liberté et elle a eu beaucoup plus : un mari, un peuple. Nous ne devrions pas avoir peur de conquérir ce que nous voulons.

Tasi Hangbè (Benin)

TAsi Hangbè, reine africaine inspirante

La seule reine de l’histoire du royaume de Dahomey

Nous sommes au 17e siècle et à la mort de son père, Tasi partage le trône avec son frère jumeau Akaba. Sauf que c’est pas sa tasse de thé, le pouvoir. Elle préfère s’amuser. Les gens de la cour la surnomment « la reine sans pudeur ». Mais elle s’en bat les couilles. En guerre contre les Ouéménous, le roi Akaba meurt d’une variole et pour ne pas décourager les troupes, Tasi se voit obligée de se travestir en son frère. Les guerriers n’y voit que du feu et elle les conduit jusqu’à la victoire. Maintenant, elle est officiellement reconnu reine du Dahomey.

Féministe, elle considère que les femmes ont les mêmes aptitudes que les hommes et crée donc un régiment de combat féminin, les Mino, les célèbres amazones du royaume de Dahomey. Elles ont la réputation de tuer sans sourciller et ne s’éloignent jamais de la reine lors des combats.

Mais les gens du royaume ne supportent pas l’attitude libertine de la reine. Alors, ses détracteurs entreprirent de tuer son fils unique. Quand elle apprend la mort de son fils, la légende raconte qu’elle reste de marbre.

Quand le jour du grand conseil royal arrive, elle entre dans la pièce des hommages richement vêtue. On chante ses louanges, sa bravoure au combat. Mais dès qu’on évoque la mort de son fils, elle s’énerve, se lève, défait son pagne, et se met nue devant l’assemblée. Puis elle tend la main vers l’une de ses suiveuses qui lui donne un vase d’eau. Et qu’est-ce qu’elle fait ? Elle se lave les parties intimes devant l’assemblée avant de maudire le peuple du Dahomey. Et elle sort de la pièce. Elle sort du royaume. Si ça c’est pas avoir des couilles ? Non mais c’est ma reine préférée.

Leçon à retenir:

Son histoire me rappelle juste que la liberté fait peur aux gens mais qu’il ne faut pas s’en accommoder parce que de très belles choses (comme des amazones super puissantes) peuvent s’en extraire.

Nzinga (Angola)

Anna Zingha ou Nzinga, reine africaine inspirante

L’Angola est envahi par les portugais. Très peu de royaumes continuent de résister aux portugais et parmi ceux-ci, le Matamba, royaume dont est issue la reine Nzinga. A la mort de son père en 1617, son frère Mani Ngola qui veut asseoir son pouvoir, fait assassiner le successeur légitime, tue l’enfant de sa sœur Nzinga en le jetant dans de l’eau bouillante et fait insérer un fer rouge dans le sexe de sa sœur pour s’assurer qu’elle ne fasse plus d’enfants. Puis, il se lance dans une guerre absurde contre l’envahisseur portugais qui lui fera perdre près de 15.000 hommes.

Nzinga est alors déléguée pour procéder à une négociation. Elle se rend à Luanda où l’attend le vice-roi du Portugal, Don Joao Correia da Souza. En entrant dans la salle du palais, elle se rend compte que le vice-roi est confortablement assis dans un fauteuil avec en face de lui, un simple coussin posé sur le sol pour elle. Alors, là, je pense qu’elle se dit : « WTF ? Il me prend pour qui lui ? ». Elle appelle sa servante qui, sous son ordre, présente son dos comme un siège. Si ça, c’est pas la classe. Ainsi, elle a pu parler d’égal à égal au vice-roi et pu obtenir le respect de la souveraineté de son royaume du Matamba.

Quand plus tard, une nouvelle guerre éclate entre le Matamba et les portugais, Nzinga déclare : « Quel droit le roi du Portugal a-t-il sur mes Etats ? En ai-je sur les siens ? Il ne fera donc qu’un acte de justice et pas de générosité en me restituant non quelques provinces, mais tout mon royaume sur lequel ni sa naissance, ni sa force ne lui donnent aucun titre. »

Leçon à retenir:

C’est qu’il ne faut jamais laisser les gens te rabaisser.

 

Des reines fortes, l’histoire de l’Afrique en regorge. Néfertiti, la reine de Saba, Cléopâtre, Aminatou de Zaria, Ndaté Yalla Mboj, elles sont nombreuses à avoir posé des actes qui ont changé le cours de l’histoire. Elles sont des modèles chacune à leur manière de force, de courage, d’ambition… A nous aussi d’être des modèles pour que dans un siècle, une Miss Africa d’un autre temps raconte nos histoires.

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