Pourquoi était-ce si important de prendre du recul?

Femme noire méditant et prenant du recul

Pourquoi était-ce si important pour moi de prendre du recul ?

« Le recul, notre conseiller le plus cruel et le plus perspicace, éclaire si facilement nos erreurs de jugement. Au fil de la vie, on s’arrête sur des choses tellement significatives, mais en y repensant, on se dit qu’elles n’ont pas pu avoir plus de sens que ce qui s’est passé avant ou après. Sinon, eh bien, elles seraient toujours là » écrivait R.J Ellory dans Papillon de nuit. Vous ne vous rendez compte de la profondeur de cette citation qu’après avoir tenté l’aventure. Et c’est ce que je fis. J’ai pris du recul.
Après mon retour de la septième session du YALI Dakar, j’ai dû me rendre compte du nombre d’activités conséquentes dans lesquelles je m’étais impliquée. Cinq semaines à te concentrer sur une seule chose et soudainement, tu dois te réadapter au train de vie que tu as laissé à Abidjan. Mon blog, mon stage, mon mémoire de fin de cycle, sans oublier mes nombreuses activités extraprofessionnelles, n’attendaient plus que moi pour reprendre vie. Pendant plusieurs jours, environ une semaine, j’ai pris le temps de me mettre à jour, de faire l’état des lieux. Par la suite, je me suis auto-motivée et j’ai repris le cours de ma vie tel que je l’ai laissé.
Mais comme on dit, quand ça veut pas, ça veut pas. Je me suis vite retrouvée épuisée, démoralisée. Pendant un certain temps, j’ai eu l’impression de stagner. Et stagner dans ma position n’est pas facile à vivre. Stagner pour moi est une chose impensable. Il faut que j’avance. Les personnes qui comptent sur moi veulent que j’avance. Les personnes autour de moi avancent et souhaitent que j’en fasse de même. Stagner réveille mes vieux démons. J’ai besoin de sentir que je me surpasse, que j’évolue. Sinon, je me sens nulle et je déprime. Mais avant de prendre du recul, je ne savais pas pourquoi je tenais autant à évoluer.
Je parle avec les yeux, j'écoute avec le cœur, je comprends avec le temps
Par conséquent, pendant plusieurs semaines, j’ai volontairement ralenti mon train de vie. Je n’ai délaissé aucune activité. J’ai juste appuyé sur la touche « ralenti » de ma télécommande. J’ai passé plus de temps avec ceux qui comptaient vraiment : ma famille, mes amis les plus proches mais surtout avec moi. J’ai analysé chacune de mes activités et vu si elles me correspondaient vraiment ou pas.
Prendre soin de soi. Corps. Esprit.

 

Aujourd’hui, ce jour même où je poste ce billet, j’ai décidé de refaire danser ma vie au rythme normal. Je reviens plus forte et mieux organisée après ce temps de ‘’pause’’. J’ai compris que je faisais beaucoup de choses par rapport aux autres et non pour moi. Le recul, mon conseiller le plus cruel et le plus perspicace m’a montré que j’avais l’impression de stagner juste parce que je me comparais aux autres et parce que je voulais montrer aux autres que j’en valais la peine. Le drame, c’est qu’on n’avance jamais vraiment quand on fait les choses pour autrui. Désormais, je ne pense qu’à moi. Chaque choix que je ferai se rapportera à ma vision et à mes valeurs. J’ai peut-être mis du temps avant de m’en rendre compte mais avec le recul, je m’aperçois que tout ce qui compte, c’est que je ME fasse plaisir, moi et personne d’autre.

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