Je pars ou j’attends ?


Je pars ou j’attends ?

Partir du boulot plus tôt

·         –Allez à demain, Bonne soirée !

 

·         -Ah tu pars déjà ? Tu termines ton service dans une demi-heure pourtant.

 

·         -Bah oui, j’ai terminé mon travail plus tôt aujourd’hui.

 

·        – Si j’étais toi, j’attendrais jusqu’à ce qu’il soit l’heure de s’en aller.

 

·        – Ah bon, pourquoi ?
Des conversations comme celle-ci, on en rencontre un gros paquet sur les lieux de travail de toute sorte. Entre collègues du privé ou du public, un regard particulier a toujours été posé sur la manière dont chacun gère son temps de travail. Il y a ceux qui respectent scrupuleusement les horaires définis dans le règlement intérieur, ceux qui l’observent au gré de leurs humeurs, et ceux pour qui les horaires n’ont de valeur que dans le cadre de la réalisation d’un travail précis.
Si l’absentéisme est un fléau qui a gangrené et qui continue de gangrener le monde des affaires, aujourd’hui surgit une autre tendance qui sans être moins dangereuse, va à l’opposé de la réalité évoquée précédemment : le présentéisme.
Alors de quoi s’agit-il ? Comment en arrive-t-on là ? Quelles peuvent en être les explications proches et lointaines ? Quelle posture adopter face au présentéisme ? Autant de questions auxquelles nous nous ferons le plaisir d’apporter réponses.
A première vue, l’on pourrait penser qu’il s’agit là d’un thème qui se pose en décalage des autres thèmes abordés sur cette plateforme. Nous verrons dans ce qui suit qu’à y regarder de plus près, on peut très bien constater que cet article a toute sa place.
D’après un article du Monde paru en Janvier 2016, le présentéisme est ce que l’on pourrait définir comme « la situation d’un salarié qui est présent sur son lieu de travail, alors que son état, physique ou psychique, ou sa motivation ne lui permettent pas d’être pleinement productif. »
A cette définition plutôt complète, nous pourrions ajouter la situation présentée dans le dialogue ouvrant l’article ; celle où on décide de se maintenir sur son lieu de travail quand bien même les objectifs de la journée ont été atteints et que nous n’avons aucune intention de prendre de l’avance.
Il est certain que personne ne le fait par plaisir ou par amour démesuré pour son bureau et c’est là le grand intérêt de cet article. Pourquoi ?
La culture d’entreprise y joue un rôle très important. Il existe à notre grand regret, un nombre impressionnant d’entreprises où le concept de discipline est très mal saisi et promu. Le respect machinal et mécanique des horaires de travail passe assez vite avant la productivité réelle. On reste sagement assis devant son écran à regarder sa montre pour continuer de contenter la direction et éviter de s’attirer sa foudre ; car Oui, on est un délinquant et un rebelle si l’on ose mettre les voiles avant l’heure et ce peu importe la raison.
Dans le même registre mais à une échelle plus large, la culture. Celle des sociétés, celle qui nous définit, celle qui s’écrit avec un grand « C ». Nous pointons du doigt l’Afrique car Oui et c’est là notre constat ; l’on naît en Afrique déjà paramétré et formaté à respecter les règles et obéir aux ordres sans aucune espèce de relativisme ; peu de place est laissée à la remise en question, à l’esprit de réforme de ce qui a toujours été. Alors qu’en Afrique et dans certaines zones d’Europe, il peut être perçu comme une faute professionnelle de ne pas respecter les horaires, sachez chers lecteurs et lectrices qu’en Asie c’est tout à fait le contraire qui prévaut. Rester à son poste tard y est interprété comme de l’incompétence et de la nonchalance. En effet, on n’est retenu au travail que lorsque l’on ne parvient pas à le terminer mais surtout pas pour faire bonne figure.
C’est bien des sommes énormes qui sont perdues par des entreprises en dépenses de fonctionnement à cause du présentéisme. En restant à son travail sans travailler, on consomme de l’électricité, Internet, des fournitures de bureau gratuitement ; on rend l’employeur plus longtemps responsable des risques professionnels et pire on communique son inactivité à ses collègues.
Il serait grand temps de se mettre dans une optique visant le résultat et rien que le résultat car nous l’oublions mais c’est bien là l’essentiel que l’on ait été présent 7 heures ou le double par jour. Les styles de Management qui prévalent en Afrique devraient beaucoup plus s’inspirer de ce qui a du sens ailleurs et les employés eux doivent gagner en audace et en raison pour être des sources de changement dans leurs milieux de travail respectifs.
Au-delà du gain financier derrière cette lutte, c’est bien l’amélioration de notre relation avec le travail qui est ici mise en jeu.

 

Alors, quand tu as terminé ton travail cher lecteur ou lectrice, éteins ton écran, ranges tes affaires et rends toi utile ailleurs.

 

                                                                                                              
Joël 😊

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