Mayday! Culture africaine en disparition

Certains dirigeants africains ont affirmé être à mesure de développer leur pays d’ici 2020. Sachant que le développement prend en compte à la fois l’économie, le politique, le social mais également le culturel, cette promesse semble de moins en moins réalisable plus le temps avance. D’importants manques sont encore à combler alors que nous sommes déjà en 2017, notamment le volet culturel. Est-il possible de développer un pays quand bientôt, ces habitants deviendront amnésiques ? Quelles solutions pour éviter ce drame?

 

 

     Il est de notoriété publique que chaque fois qu’un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui Brûle. Une bibliothèque riche et unique qui n’a pas su laisser son empreinte dans l’éternité. C’est chose alarmante de constater que notre passé, notre histoire n’est écrite que dans un amas de tissus corporels, fragiles et périssables. La littérature africaine n’est que parlée et non écrite ou du moins, l’est très peu.

Cette tendance est principalement due aux traits de caractère si particulier des africains. Ces derniers sont bien connus pour être des amoureux de la vie. Et la Parole est vie. Elle est immédiate, présente et appartient à tous. Les pauvres ne peuvent s’offrir des livres mais la parole est gratuite et à la portée de tous. De plus, la lecture est un exercice bien trop solitaire pour des personnes qui préfèrent la communauté. Quoi de mieux qu’une bonne histoire écoutée autour d’un grand feu de bois auprès de ses frères et sœurs ? Cependant, ces traditions se meurent et les souvenirs de notre passé s’estompent. L’on ne peut prétendre vouloir évoluer sans connaitre son passé. Comment peut-on donner un futur à un pays sans passé ? Et pourtant, c’est bien la promesse que ces politiciens font.

 

     Par ailleurs, un proverbe haoussa dit que « si tu vois la barbe de ton frère prendre feu, arrose d’eau la tienne ». En d’autres termes, l’important quand on ne peut sauver ce qui est déjà perdu, est de protéger ce qui reste. Il serait intéressant que les politiciens fassent du culturel un point aussi important que l’économique. Il existe bien des solutions pour sauver notre passé. Pourquoi ne pas créer des comités de développement culturel chargés de sauver notre patrimoine culturel ? Pourquoi ne pas créer la plus grande audiothèque participative d’Afrique, vu que les lettres ne font pas partie de notre « culture » ?

Chacun peut trouver une solution à ce problème. Il suffit de s’y pencher.

    En conclusion, il est évident que nous perdrons notre mémoire, notre histoire, notre passé si nous n’agissons pas. Un homme amnésique est aisément manipulable, facilement détruit. Celui qui se rappelle de tout ce qu’il a enduré est bien plus fort. Bref, l’argent ne servira à rien si l’on peut facilement te l’enlever. A bon entendeur, salut !

 

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