#PrayForSouthAfrica

 
 
Kwibuka. En kinyarwanda, ce mot signifie souvenir. C’est un mot évoqué la plupart du temps lors de la commémoration du génocide rwandais. Ce génocide, rappelons-le, avait fait plusieurs milliers de morts en seulement trois mois. Des tutsis et des hutu modérés ont été massacrés parce qu’ils étaient différents. 
 
Différence. Comme les Massaï du Kenya le disent, « Ejo tungani shaat ena naa torrono ena, kake meeta enayiolo te pokira. ». En français, l’homme dit : « ceci est bon, cela est mauvais, mais il ignore tout du sens de la paire ! ». Que savons-nous réellement de la différence ? Peut-on au nom de cette notion aussi subjective massacrer des milliers d’innocents ? 
 
 
 
Il y eut le génocide arménien, puis le génocide juif, enfin le génocide rwandais. Quand la communauté internationale deviendra-t-elle plus sensible aux accès de violence d’une population contre une autre ? Devra-t-elle toujours attendre que le phénomène ait pris des proportions démesurées pour agir ?
 
 
 
Depuis 2015 et plus récemment, dans le mois de Février, la nation arc-en-ciel, l’Afrique du Sud est en proie à des violences xénophobes. Des citoyens auraient organisé des marches contre les étrangers principalement des Nigérians et des congolais à ce qu’il parait. La raison étant toujours la même : les étrangers nous volent nos emplois. Les animosités contre les étrangers résultent toujours de cet état de fait. Ceux-ci prennent la place des autochtones quand ces derniers doivent bénéficier des avantages publics. 
 
 
 
Un ami me disait récemment : « Ta plus puissante arme est ton smartphone ». Loin de penser que la situation en Afrique du Sud pourrait dégénérer à ce point, il est important de rester attentif à ce qui s’y passe. Aujourd’hui, les réseaux sociaux sont un excellent moyen de rester connecter à nos frères du pays de Mandela. La règle d’or est : rester à l’écoute pour mieux aider. Mais l’écoute ne sous-entend pas « gober » tout ce qui se raconte sur la toile. Beaucoup d’informations sont fausses ou obsolètes. A nous de savoir faire le tri. Pour vous y aider, j’écrirais bientôt un article sur « Comment ne pas se faire duper sur Internet ? ». 
 
 
 
La jeunesse africaine ne se rend pas toujours compte qu’elle peut bouleverser des politiques, renverser des régimes par des tweets, des pages Facebook, des comptes whatsapp. Il est temps que nous prenions nos responsabilités et que nous fassions bouger les choses. Ne laissons pas les mêmes erreurs se répéter. L’histoire n’est pas une boucle infernale. N’abandonnons pas nos frères africains. Restons à l’écoute puis agissons.

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